Comment retrouver apaisement et sérénité après une expérience traumatisante comme un incendie ou une évacuation ?
Pourquoi reste-t-on parfois en état d’alerte alors que le danger est passé ?
Les incendies qui ont touché la Gironde, les Landes et bien d’autres cet été ont profondément marqué celles et ceux qui les ont vécus de près. Pour certaines personnes, l’épreuve ne s’arrête pourtant pas lorsque les flammes sont maîtrisées.
Après avoir été évacué, avoir vu la fumée envahir son environnement, avoir craint pour sa maison, ses proches ou simplement pour sa sécurité, il est possible de continuer à ressentir de la peur, de l’angoisse ou un sentiment d’insécurité alors même que le danger immédiat est passé.
Pourquoi cela arrive-t-il ? Et surtout, pourquoi le corps et le mental semblent-ils parfois avoir du mal à comprendre que l’on est désormais en sécurité ?
Quand le danger est terminé, mais que le corps reste en alerte
Lors d’un événement vécu comme une menace, notre organisme se mobilise pour nous permettre de faire face. Le système nerveux se met en état d’alerte : le cœur accélère, l’attention se focalise sur les dangers possibles et le corps se prépare à réagir rapidement.
Dans le cas d’un incendie, cette réaction peut être particulièrement intense. Il ne s’agit pas seulement de voir les flammes. Il peut y avoir les sirènes, les odeurs de fumée, les messages d’évacuation, les informations inquiétantes, la peur de perdre son logement, l’incertitude concernant ses proches ou encore l’impossibilité de savoir ce qui va se passer dans les heures qui suivent.
Même après le retour à la normale, certaines personnes peuvent avoir l’impression de rester « sur leurs gardes ».
Elles peuvent sursauter au moindre bruit, vérifier régulièrement les informations, surveiller l’odeur de fumée, avoir du mal à se détendre ou ressentir une inquiétude dès qu’elles voient de la fumée au loin.
Ce phénomène d’hypervigilance fait partie des réactions qui peuvent apparaître après un événement traumatisant. Santé publique France décrit notamment un état d’alerte important et une hypervigilance pouvant se manifester jour et nuit.
Quand le danger est terminé, mais que le corps reste en alerte
C’est une question que l’on peut parfaitement se poser après un événement de cette nature.
Le problème est que le retour à la sécurité ne signifie pas nécessairement que le corps et le psychisme reviennent immédiatement à leur état habituel.
Pendant plusieurs jours, voire davantage, la personne peut continuer à anticiper le danger.
Une odeur de fumée peut réveiller immédiatement l’inquiétude. Un bruit de sirène peut provoquer un sursaut. Une image d’incendie à la télévision peut faire remonter des sensations très fortes.
Certaines personnes peuvent également avoir des difficultés à dormir, faire des cauchemars, se réveiller en sursaut ou avoir du mal à retrouver la tranquillité qu’elles connaissaient avant l’incendie.
Ces manifestations ne signifient pas nécessairement qu’une personne souffre d’un trouble de stress post-traumatique. Il est normal de pouvoir ressentir du stress, de la tristesse ou de l’anxiété après un événement exceptionnellement éprouvant. En revanche, lorsque les symptômes persistent, deviennent importants ou perturbent durablement la vie quotidienne, il est important de ne pas rester seul avec cette souffrance et de demander un accompagnement adapté.
Le traumatisme ne concerne pas uniquement les personnes dont la maison a brûlé
Il n’est pas nécessaire d’avoir perdu sa maison ou d’avoir été directement au contact des flammes pour être profondément marqué par un tel événement.
La réalité est plus complexe.
Une personne peut avoir été profondément marquée par la peur de perdre son logement, par une évacuation précipitée, par l’inquiétude pour ses proches ou simplement par la proximité du danger.
L’incertitude peut elle aussi être éprouvante : ne pas savoir si l’on pourra rentrer chez soi, ne pas savoir ce que l’on va retrouver, attendre des nouvelles ou voir son environnement habituel transformé par les flammes et la fumée.
Les incendies de Gironde ont notamment entraîné des évacuations massives. L’ampleur de l’événement et la durée pendant laquelle certaines personnes ont vécu dans l’incertitude peuvent donc laisser des traces psychologiques qui ne sont pas toujours visibles immédiatement.
Les études réalisées après d’autres incendies montrent d’ailleurs que les conséquences psychologiques peuvent durer dans le temps, un an après l’évènement chez une partie des personnes exposées.
Quand le traumatisme se manifeste par le corps
Après un événement éprouvant, on pense spontanément aux émotions : peur, tristesse, colère, inquiétude.
Mais le corps peut également continuer à exprimer ce qui a été vécu.
Cela peut se traduire par :
une grande fatigue ;
des difficultés d’endormissement ;
des réveils nocturnes ;
des cauchemars ;
des tensions corporelles ;
des palpitations liées à l’anxiété ;
une sensation d’être constamment sur ses gardes ;
des difficultés de concentration ;
une irritabilité inhabituelle ;
une difficulté à retrouver un sentiment de calme.
Le stress post-traumatique peut notamment comporter des reviviscences, de l’évitement, une hypervigilance et des troubles du sommeil.
C’est aussi pour cette raison qu’il me semble important de ne pas considérer uniquement ce qui se passe « dans la tête ».
Le vécu d’un événement difficile peut mobiliser la personne dans toutes ses dimensions : émotionnelle, mentale et corporelle.
Et les enfants dans tout cela ?
Les enfants peuvent également être touchés par ce type d’événement, mais ils ne vont pas nécessairement mettre des mots sur ce qu’ils ressentent.
Un enfant peut par exemple devenir plus anxieux, avoir davantage besoin de la présence de ses parents, avoir des difficultés à dormir, faire des cauchemars ou retrouver certaines peurs qu’il avait dépassées. Chez certains enfants, des manifestations comme le fait de recommencer à faire pipi au lit peuvent également apparaître.
Il peut demander plusieurs fois si le feu va revenir, avoir peur de dormir seul ou réagir fortement lorsqu’il entend une sirène.
Chez un enfant, un changement de comportement mérite donc d’être écouté avec attention, sans immédiatement lui demander d’expliquer rationnellement ce qu’il ressent. Si un changement de comportement persiste ou inquiète les parents, il est important de ne pas attendre pour en parler à un professionnel. Un accompagnement adapté peut permettre à l’enfant de mettre des mots sur ce qu’il a vécu, ou de libérer les émotions qu’il ne parvient pas à verbaliser mais restent bloquées dans le corps afin de retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
Quand le danger est terminé, mais que le corps reste en alerte
C’est une question que l’on peut parfaitement se poser après un événement de cette nature.
Le problème est que le retour à la sécurité ne signifie pas nécessairement que le corps et le psychisme reviennent immédiatement à leur état habituel.
Pendant plusieurs jours, voire davantage, la personne peut continuer à anticiper le danger.
Une odeur de fumée peut réveiller immédiatement l’inquiétude. Un bruit de sirène peut provoquer un sursaut. Une image d’incendie à la télévision peut faire remonter des sensations très fortes.
Certaines personnes peuvent également avoir des difficultés à dormir, faire des cauchemars, se réveiller en sursaut ou avoir du mal à retrouver la tranquillité qu’elles connaissaient avant l’incendie.
Ces manifestations ne signifient pas nécessairement qu’une personne souffre d’un trouble de stress post-traumatique. Il est normal de pouvoir ressentir du stress, de la tristesse ou de l’anxiété après un événement exceptionnellement éprouvant. En revanche, lorsque les symptômes persistent, deviennent importants ou perturbent durablement la vie quotidienne, il est important de ne pas rester seul avec cette souffrance et de demander un accompagnement adapté.
Comment aider le corps à retrouver progressivement un état d'apaisement ?
C’est une question que l’on doit également se poser lorsque l’on sent que l’événement continue à nous habiter.
Dans ma pratique d’énergéticienne, je propose un accompagnement énergétique pour libérer les mémoires du corps, les émotions et le mental qui peuvent rester mobilisés après un événement bouleversant, et parfois même après un événement simplement vécu comme particulièrement stressant. L’intérêt est également de pouvoir libérer toutes les mémoires dormantes comme celles de la famille que nous portons dans l’ADN et qui peuvent être activées par un stress intense. L’objectif est également de permettre à la personne de se recentrer et de retrouver progressivement une sensation d’apaisement.
Bien sûr, cet accompagnement vient en complément d’un suivi psychologique ou médical lorsqu’un traumatisme important ou un trouble de stress post-traumatique est présent.
Le travail énergétique s’inscrit pour moi dans une approche globale de la personne. Il ne s’agit pas d’effacer ce qui s’est passé, ni de faire disparaître une expérience mais d’aider la personne à se libérer de ce qui continue à être activé en elle : mécanismes de défense, sentiment d’insécurité ou état de stress. L’objectif est de favoriser un retour progressif vers davantage d’apaisement et de sécurité intérieure afin d’éviter qu’ils ne se transforment en problématiques récurrentes.
En effet, ce que j’observe majoritairement dans ma pratique ce sont des adultes avec des problématiques inscrites depuis de nombreuses années et majoritairement celles-ci remontent à l’enfance.
